Michelangelo Unterberger (1695-1758) Atelier. Le retour d‘Alexandre vers 1750.

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Artiste : Michelangelo Unterberger (1695-1758) Atelier
Epoque : 18è siècle
Style : Louis XV
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 74 cm, 91 cm avec le cadre
Largeur : 61 cm, 79 cm avec le cadre

4850 

Galerie PhC, Philippe Caudroit
Museumarte sas
31 rue Andre Beury
10000 Troyes
0662098900
Michelangelo Unterberger (1695-1758) Atelier. Le retour d‘Alexandre vers 1750. Toile rentoilée de 74 cm par 61 cm. Cadre de 91.5 cm par 79 cm. L’examen stylistique de l’œuvre permet de la rapprocher du milieu académique viennois du milieu du XVIIIè siècle. La peinture présente en effet plusieurs caractéristiques que l’on retrouve dans la production développée à Vienne autour de Michelangelo Unterberger (1695-1758), figure importante de la peinture d’histoire dans les territoires des Habsbourg durant cette période. Il faut également noter l’influence de la peinture de Giovanni Battista II Pittoni (1687-1767). Le modelé des figures se distingue par des carnations claires aux tonalités rosées, traitées avec un fondu progressif et des transitions douces entre lumière et ombre. Les draperies sont rendues par des plis amples et relativement simplifiés, tandis que la touche demeure mince et peu empâtée. Les visages présentent par ailleurs des types physiognomiques récurrents, visages ovales, nez allongés, yeux légèrement étirés, caractéristiques de la peinture académique viennoise de la première moitié du XVIIIè siècle. Plusieurs éléments secondaires, traitement des chevaux, simplification des casques militaires et rendu décoratif des feuillages, renforcent ce rapprochement stylistique. Si certaines affinités peuvent être relevées avec les œuvres autographes de Michelangelo Unterberger, l’exécution apparaît toutefois plus synthétique et moins élaborée. Michelangelo Unterberger (1695–1758) Peintre d’origine tyrolienne actif principalement à Vienne, Michelangelo Unterberger est l’une des figures importantes de la peinture d’histoire dans les territoires des Habsbourg au milieu du XVIIIᵉ siècle. Son œuvre se situe à la croisée de la tradition baroque tardive d’Europe centrale et de l’influence de la peinture italienne, qui marque profondément son style. Né à Cavalese, dans le Tyrol alors sous domination des Habsbourg, Unterberger reçoit d’abord sa formation artistique dans sa région natale avant de poursuivre ses études en Italie. Comme de nombreux peintres d’Europe centrale de son époque, il effectue un séjour déterminant à Rome, où il découvre directement les grandes traditions de la peinture baroque italienne. L’étude des maîtres italiens, en particulier ceux du classicisme romain et du baroque tardif, contribue à façonner son langage pictural : compositions équilibrées, figures élégantes et modelé doux des carnations. Vers les années 1720, Unterberger s’installe à Vienne, où il développe l’essentiel de sa carrière. La capitale des Habsbourg connaît alors une activité artistique intense, stimulée par les commandes impériales, aristocratiques et ecclésiastiques. Le peintre y obtient rapidement une réputation solide comme auteur de grandes compositions religieuses et historiques, destinées aux églises, monastères et résidences nobles. Son style se caractérise par une peinture claire et harmonieuse, avec des carnations rosées et des draperies aux couleurs lumineuses. Les compositions sont généralement structurées par des groupes de figures disposés de manière lisible, dans un espace souvent ouvert sur des paysages idéalisés. Cette esthétique reflète l’évolution de la peinture d’histoire dans l’Empire des Habsbourg au XVIIIᵉ siècle, qui combine l’héritage baroque avec un goût croissant pour l’élégance et la clarté narrative. Unterberger joue également un rôle important dans la formation artistique à Vienne. Il est nommé professeur puis recteur de l’Académie des beaux-arts de Vienne, institution centrale dans la diffusion du goût académique dans les territoires autrichiens. Par son enseignement, il contribue à former une génération de peintres actifs dans l’espace austro-hongrois et en Europe centrale. Parmi ses réalisations figurent de nombreux retables et cycles décoratifs religieux, ainsi que des peintures d’histoire destinées aux églises et aux institutions religieuses. Son œuvre participe à l’affirmation d’un style viennois de la peinture d’histoire, nourri d’influences italiennes mais adapté au contexte culturel de l’Empire des Habsbourg. Michelangelo Unterberger meurt à Vienne en 1758, laissant l’image d’un artiste et pédagogue majeur de la peinture académique autrichienne du XVIIIᵉ siècle.