John Ward of Hull (1798–1849) attribué. Le HMS Queen au mouillage vers 1845–1850
Artiste : John Ward of Hull (1798–1849) attribué.
Epoque : 19è siècle
Style : Louis Philippe
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 90 cm, 102 cm avec le cadre
Largeur : 69 cm, 81 cm avec le cadre
7800 €
Galerie PhC, Philippe Caudroit
Museumarte sas
31 rue Andre Beury
10000 Troyes
0662098900
John Ward of Hull (1798–1849) attribué. Le HMS Queen au mouillage vers 1845–1850
Huile sur toile (toile et châssis d'origine) de 90 cm par 68.5 cm.
Cadre ancien de 102 cm par 81 cm.
Cette importante marine représente un grand vaisseau de ligne de la Royal Navy mouillé dans une rade méditerranéenne. Au premier plan, des pêcheurs halent leur embarcation sur une petite plage rocheuse tandis que plusieurs figures animent le rivage. À droite s'élève une fortification côtière composée d'une haute tour médiévale, d'un bastion bas flanqué d'une échauguette d'angle et surmontée d'un petit pavillon bleu. L'arrière-plan est dominé par un relief montagneux caractéristique des rivages de la Méditerranée occidentale ou de l'Adriatique.
Le peintre démontre une remarquable maîtrise de l'architecture navale. Le gréement, les embarcations de service, les mantelets de sabords, les bossoirs et l'accastillage sont traités avec une grande exactitude technique, témoignant d'une connaissance approfondie des bâtiments de la Royal Navy. Les figures, particulièrement soignées, ainsi que le traitement sensible du paysage, dépassent le simple portrait de navire et inscrivent cette œuvre dans la tradition des grandes marines anglaises de la première moitié du XIXᵉ siècle.
La présence d'une figure de proue féminine nettement visible sur l'étrave oriente l'identification vers un important vaisseau de premier rang de la Royal Navy. En l'état actuel des recherches, le candidat le plus vraisemblable est le HMS Queen (110 canons), lancé à Portsmouth en 1839. Ce bâtiment devint navire amiral de la flotte britannique de Méditerranée à partir de 1843 sous le commandement du vice-amiral Sir Campbell Rich Owen, effectuant de nombreuses escales dans les ports méditerranéens.
L'identification du site reste ouverte. La fortification représentée, associant une tour ancienne, un bastion d'artillerie et une échauguette d'angle, évoque davantage une fortification génoise ou vénitienne qu'une architecture britannique. Les reliefs montagneux, la végétation (notamment le pin parasol) et la présence du pavillon bleu conduisent à privilégier une escale située sur le littoral de l'ancienne République de Gênes ou de l'ancien domaine vénitien : Ligurie (Porto Venere, La Spezia), Corse (Calvi, Bastia), île d'Elbe (Portoferraio) ou, dans une moindre mesure, la côte dalmate. Cette architecture paraît correspondre à un lieu réel plutôt qu'à un décor imaginaire. Par son style, son exécution et sa connaissance des bâtiments de guerre britanniques, cette œuvre se rapproche du cercle de John Ward of Hull.













